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J'avais pourtant dit le contraire y a deux jours >.<
Je suis incapable de tenir une promesse que je me fais à moi-même. Même avec toute la volonté du monde. J'avais dit dans ma dernière note que je ne parlerais pas de ce garçon à qui je pense énormément en ce moment. Mais voilà, il s'est passé des choses intéressante à raconter,... Enfin intéressante... C'est très relatif comme intérêt et très égocentrique. Mais je ne vais pas débattre de ça maintenant. Pour faire plus simple, on va lui donner un nom. Danny. Ouais encore un D, ça n'arrête pas. En faite, pour faire simple, ce garçon est un très bon ami qui fait parti du groupe d'amis de ma promo. Il est perdu lui aussi sur ses sentiments, il a un humour fou, un charme hors norme et une brèche quelque part, je ne sais pas trop où mais je la sens. En gros, il multiplie les aventures amoureuses (et pas les plans cul)... Il s'attache très vite lorsqu'il se rend compte qu'on a besoin de lui. Il a un coeur en or et le mien s'est emballé bêtement.
Depuis quelques moi déjà mon coeur ne cesse de battre de plus en plus fort à son égard. Plusieurs fois, j'ai voulu l'aborder pour lui parler de ce que je ressentais, mais voyant le labyrinthe dans lequel il était perdu sentimentalement, j'ai préféré ne pas trop m'impliquer. J'ai donc tout enfermé quelque part dans une petite boîte. Boîte que j'ai elle-même déposé très loin, très très loin, dans un des plis de mon cerveau. N'empêche qu'elle devait être connectée directement sur mon coeur quand même, car je n'ai pas réussi à empêcher cette vague de sentiments. Rien y fait... il m'obsède >.< Finalement, j'ai craqué lundi soir. N'arrivant pas à dormir, je me suis levé, me suis caché dans la salle de bain un bloque de papier et un crayon à la main. Et je lui ai gratté une page recto verso pour lui expliquer ce que je ressentais. Au départ, je devais lui lire en face à face, après l'avoir pris à part dans un couloir de la fac. Ouais, pour donner un tant soit peu de tension au truc quoi >.< ! Mais voilà que le lendemain, je rate mon bus. Je décide donc de partir à pied de chez moi. Je passe par la gare, la traverse, et là... qui vois-je.. ?!? Danny ! Ouais, je saute de joie cinq secondes en me disant que je pourrais lui parler sur le chemin jusqu'à la fac. Mais voilà, je finis par me rendre compte qu'il n'est pas seul. L'un de ses amours du moment lui tient compagnie. Danny le raccompagne à la gare. Quelque peu irrité, je passe en mode invisible (je précise que ce mode n'est pas très utile puisqu'il me suffit de baisser ma casquette de gavroche pour ne plus voir la personne à éviter.) Du coups, je me glisse entre quelques passant, me rend compte que je me rapproche dangereusement d'eux deux, et alors que je les vois s'arrêter et se regarder droit dans les yeux près à s'embrasser, j'abaisse ma visière et comme un fantôme passe sans me retourner. Mon poing se serre, mon coeur aussi et je file tout droit vers la fac, la tête en surchauffe.
Une fois à la fac je m'installai à ma place habituelle dans l'amphi. Il arriva peu de temps après, je tendais la main pour lui serrer, oubliant qu'on se faisait la bise, troublé. Il s'approcha pour me la faire, mon souffle se coupa. Je crois même que mon 'bonjour' fut inaudible. Finalement, alors qu'il s'éloigna, je lui dis : - Au faite, je t'ai vu avec ton copain à la gare !" Tout en souriant comme d'hab. Quelle belle introduction pour lui dire ce que je ressens. LOL ! J'admire cette manière unique de camoufler ses sentiments. J'y peux rien, quand ça déborde, ça déborde >.<
Après ça, j'ai eu une réponse, sous forme de lettre moi aussi. Il me disait qu'il m'appréciait énormément, que je comptais beaucoup pour lui, qu'on continuerai à se faire des soirées câlins DVD et surtout que mes sentiments ne changerai rien entre nous. Que je comptais trop pour qu'il veuille couper les ponts à cause de ça, l'un des seuls à le comprendre quand à son problème de coeur multi-processeur. Il me dit aussi qu'en ce moment il était perdu avec ses sentiments à propos de plusieurs gars, bref... Jecomprends tout à fait son raisonnement, je l'accepte et je suis content que celà ne change rien entre nous. Demain soir, je vais chez lui pour une soirée DVD... J'espère que ça se passera bien et que ça ne me déprimera pas trop
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Un coeur multi-threadé...
Voilà 4 ans et demi que je suis avec Benoit. Quatre ans et demi de haut et de bas. Être ensemble nous a vraiment aidé à combattre cette maladie qui vit avec nous deux. Mais aujourd'hui, je me pose des questions sur mes sentiments. Suis-je avec lui parce que je suis malade ? Je ne sais pas trop. Je suis bien avec lui, aujourd'hui je ne peux rien repprocher à notre couple, si ce n'est les petites choses habituelles et débiles. Pourtant mon coeur à envie d'aller voir ailleurs. Mon coeur a envie de rêver d'autres horizons. Il y a trois ans en Avril, j'avais rencontrer quelqu'un qui m'avait fait rêver, pour qui j'ai faillit quitter Benoit. Aujourd'hui, j'ai retrouver un de ses mails en les rengeant un peu. Peut de temps après ce mail, il disparut pour toujours... Je le garde précieusement. Je n'arrive plus le contacté mais je pense souvent à lui, un peu comme un ange gardien avec qui je ne suis plus capable de communiquer. Je sais qu'il faut que je l'oublies mais c'est difficile.
Mon coeur est vraiment un processeur multi-coeur. Il arrive à s'attacher à plusieurs personnes en même temps, à en tomber amoureux et à espérer des choses inavouables. Je suis un gouffre qui avale toute forme d'affection et qui transforme ça en rêve. Encore il y a peu, je suis tombé amoureux d'un garçon de 5 ans de moins que moi, 18 ans, vivant encore chez ses parents. Il savait que j'étais en couple, il savait que j'avais cette maladie. Nous parlions pendant des heures et des heures sur le net, et nous nous sommes rencontrés plusieurs fois. Mais j'ai du couper les ponts parce que Benoit n'appréciait pas cette relation à part. Benoit a bien faillit me quitter. Il avait déjà fait des recherches pour un appartement. Heureusement, j'ai réagit avant qu'il ne m'annonce tout ça et j'ai abandonné ce garçon. Je l'ai abandonné mais je m'en veux énormément de l'avoir impliqué dans tout ça ! Quel egoïste je fais ! >.>
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Je veux mourir pour la vie :P
Me revoilà ! Oui je sais, ça va faire longtemps que je ne suis pas venu écrire sur ce blog. Après tout, j'avais autre chose en tête. Oui ! Mon stage, pour mes études. Raahhh ! D'ailleurs ça fini bientôt, et je profite de l'abscence du patron pour écrire sur mon petit blog ! Hi hi ! Ma vie est toujours là même. Elle n'a pas tellement changée. Toujours des tonnes de projets en tête qui n'éclosent que dans mes rêves. Toujours les mêmes problèmes et les mêmes évènements. Encore un enterrement. Ca commence à être lourd les enterrements. Je n'ai plus qu'une grand-mère. Faites, qu'elle garde sa tête et sa santé encore longtemps. Et quand je dis "Faites", je ne m'adresse pas à un hypothétique Dieu qui pourrait m'entendre. Mais à vous ! C'est bien étrange ! Vous, c'est le Web. Cette toile infinie qui comme une autre dimension envellope la planète. Mon seul dieu c'est Internet. Le culte de la technologie. Après tout pourquoi pas ?!?
Donc mon grand-père est décédé. Oui ! Ca doit bien faire un mois. L'enterrement c'est plutôt bien passé. Même si je n'étais pas très attaché à lui, j'ai faillit pleurer. Ca doit être l'ambiance, et tout ces gens qui défilent devant la famille pour bénir le corps dans l'église. Lorsqu'on est au premier rang et qu'ils vous dévisagent. Et leur trait sont si lourd, qu'ils vous aident à porter votre peine. Peine qui chez moi n'était pas si... si présente. Pourtant, en les voyant, j'ai bien faillit craquer. Mon frère, lui, a fini en larmes. Ca doit être le moment le plus émouvant d'un enterrement. Après comme toujours, il y a le rendez-vous derrière l'église. Dans le cimetière où est déposer le cercueil. Généralement, cette épisode là aussi est bien triste puisque ce sont les derniers adieux. Pourtant... cette fois-ci. Nous étions tous plutôt indignés, gênés, exaspérés, quelque peu amusé pour ma part. En effet, le fossoyeur n'avait pas creusé la tombé assez profondément et le cercueil ne pouvait pas... rentrer complètement. >.> Quelle affaire ! Au bout d'une dizaine de minute, les derniers adieux purent être prononcées et des roses, jetées sur le couvercle fermée de son lieu de repos. C'est pas joyeux !
Avec tout ça, ma vision du monde change toujours peu à peu. La vie n'est pas si importe que ça après tout ! Mais, il faut bien suivre le flot tumultueux qui nous entraîne. Sans quoi il ne resterait plus qu'à provoquer un holocoste généralisé. La vie, c'est un don empoisonné. Il suffit juste de savoir diluer le poison, en prenant notre dose journalière d'antidote. Un petit cachet pour le sourire, un autre pour se détendre les muscles, un pour éviter le meurtre de son voisin et enfin un dernier pour éviter les idées noires. La vie, c'est tellement de chose, et si peu de chose. Après tout ! On peut toujours changer d'avis. Il y a toujours des évènements qui font que vous intégrer dans votre vision du monde un nouvel élèment. Cet élèment peut bousculer à tout jamais vos habitudes, ou vous conforter dans votre première impression. Ces évènements déclencheur peuvent être vraiment n'importe quoi. J'ai un exemple précis en tête. HOME. Vui ! Vui ! Le merveilleux film qui fut diffusé sur France 2 Vendredi dernier. Un évènement qui touche tout une planète (ou plutôt seulement ceux qui désire être touché ou qu'ils le sont déjà.) Les autres préfèreront s'abrutir en regardant du football sur TF1 |
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Hécatombe et Quelques nouvelles !
On peut dire ça ! En tout cas, on n'en est pas très loin. Il faut bien mourir un jour. Ce n'est pas moi, non, enfin pas tout de suite ! Ca peut encore attendre. C'est mon grand-père cette fois. Un homme que je n'ai jamais vraiment apprécié. Le père de ma mère. Il ne supporte plus de souffrir, il n'a plus la force depuis qu'il a eu un caillot qui à provoqué une paralysie partielle. Celà doit bien faire trois ans. Il ne comprend pas mon homosexualité. Pour lui, j'aurais mieux fait de sortir avec ma meilleure amie. Ah Ah ! [Spécial dédicace : Sibyl si tu lis ces lignes, saches que c'est pas bien de ce créer une nouvelle adresse MSN rien que pour moi et de pas s'y connecter :P]
Enfin bref. Ce qui m'ennuie c'est l'état mental de ma mère qui à force, commence à être mis à rude épreuve. Mais, je ne vais pas m'étaler la dessus plus longtemps. Marre des morts. Vive l'euthanasie et le droit de choisir de mourir dans la dignité, sans être le jouet des médecins. Après tout, il pourrait donner son corps à la science après ?!? Ah mais non ! C'est vrai qu'il est trop croyant pour ça ! C'est tellement mieux de retourner poussière pour servir à la survie des insectes et des micro-organismes qui nous dévorent. En parlant comme ça j'ai l'impression d'avoir un coeur de pierre. Mais je crois que j'ai surtout pris du recule par rapport à ce monde. Je suis vraiment, très très détaché ces temps-ci. Il suffit d'une petite phrase un peu... hmmm... un peu... vous voyez. Le genre de phrase qui va vous faire réfléchir sur votre position dans la chaine alimentaire, dans l'échelle sociale, dans ce vaste monde ou encore cet univers tellement inscencé. Graaaa ! Que de question philosophique ! A force, je vais me transformer en Pangloss !
Mon coeur se désemballe, et je retire difficilement les nombreux noeuds qu'il faisait sur lui-même. En ce moment, je n'ai plus cours, donc je ne suis plus soumis à une personne en particulier qui faisait que mon coeur tournoyait un peu trop. Non, je ne suis pas en vacances ! Je suis en stage. Stage qui se passe très bien d'ailleurs. Je travaille avec une fille très sympathique qui me fait énormément penser à Sibyl. Dur de travailler quand on passe son temps à parler Mangas, Jeux-vidéos, Geekage ! Argh ! Il lui manque quand même quelques trucs. Elle n'a pas la fibre artistique et n'aime pas les trucs qui font peur. Zut ! [Sibyl, tu me manqueuuuuh ! Snif !] N'empêche ! J'ai pas pu m'empêcher de lui parler de moi. Enfin, pas The Dark Side ! Mais The Middle Dark Side ! En gros, je lui ai dit que j'étais gay. J'aurais mieux fait de m'abstenir d'en parler à ma mère et à Benoit. Ma mère : "Ca va te porter préjudice de raconter que tu es gay ! Heureusement que tu ne bosses pas dans une entreprise ! Tu sais que ça te posera toujours problème. Si tu racontes ça à quelqu'un tu auras une raison pour qu'on te plante un poignard dans le dos à n'importe quelle occasion." Grrrrr ! Et Benoit qui est d'accord avec elle. C'est pas comme si je proclamais mon homosexualité. Je ne proclame rien, j'en parle naturellement quand dans une discussion l'occasion se présente. Ma collègue de Stage : "Tu habites chez tes parents ?"
Le Choix ! Moi : "Tu sais maman, j'ai pas choisit d'être gay !" Mouarf ! Je n'ai rien contre elle ! Rien du tout ! Mais je pense qu'une petite discussion de temps en temps, ça ne fait pas de mal pour remettre les idées en place Allé ! J'y vais ! Il commence à se faire tard ! |
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Pas de Suite...
... à la note du dessous ! Oui, je vais finalement, et comme toujours, m'arrêter d'écrire quelque chose qui sur le moment me tenait énormément à coeur. C'est juste que la passion que je voulais mettre dans la description de chacune des pièces de la maison de ma grand-mère a fini par m'abandonner. Oui, elle est morte. Ce fut triste. Je n'ai malheureusement pas pu assister à l'enterrement, mais revoir toute la famille fut très sympathique. Finalement, j'aime bien les enterrement puisque ça réunit toujours tout le monde (-1) !
Au début du traitement j'étais à 190 ! Puis j'ai descendu, petit à petit vers 100, pour remonter enfin petit à petit vers 200 ! Je ne suis même pas encore au dessus de cette barre. Une fois qu'elle sera dépassée peut être que je pourrais arrêter le Bactrim [antibiotique à large efficacité pour évité toute sorte d'infection opportuniste bacterienne !]. Ca me fait peur quand même. Peut être qu'ils vont me changer mon traitement que je supportais très bien ? Je n'aime pas le changement ! Mais bon, il vaut mieux ça que de se rapprocher de la mort. Benoit aussi a vu le médecin. Ses CD4 diminuent toujours, pour le moment il n'a pas de traitement car il n'est pas assez bas.
Je suis tombé lamentablement malade. J'aurais dû me faire vacciner contre la grippe. Voilà que je l'ai chopé alors que la période de grippe en est à sa fin. Depuis vendredi soir, je reste au lit. Fièvre, sueur froide, courbature. Et avec ça, une toux qui ne veut pas me laisser tranquille. J'ai toussé tellement qu'à chaque fois mes abdominaux me font très mal et que je me tords en deux. C'est seulement quand je change de position. Couché ! Assis ! Couché ! Assis ! Le médecin m'a donné un traitement symptomatique, car elle n'est pas sûr que ce soit une grippe ! En tout cas, si d'ici mercredi la fièvre n'est pas descendue, je vais avoir le droit à une radio des poumons et une prise de sang ! Youhou ! Des examens en perspectives alors que mes partiels sont la semaine prochaine et que cette semaine, je dois finir tous mes projets pour mes cours -_-" ! Dur de se motiver ! Mais bon, je reste courageux et j'espère que je vais vite guérir !
Puis à moi : "Tu sais ton père, il a souffert en lisant ton bouquin !" Mais de quoi elle se mèle, je suis sûr qu'elle l'a même pas lu ! "Si tu as écrit ça parce que tu lui en veux, tu aurais pu le faire autrement. Parce que ça lui a fait du mal de lire tout ça !" Mais ! Elle a rien compris à mon livre celle là ! Juste parce que j'ai écrit une fois sur la fin : "Nous sommes les fils ... d'un père sans pitié. Nous sommes les enfants du Néant !" Bien sûr, il a fallut qu'il se sente visé ! Alors qu'il l'était absolument pas ! Mais s'il s'est senti visé, c'est qu'il y a une raison ! Et après tout... qu'il souffre ! |
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Armure en Carton... (1)
Instant Nostalgie et Amertume... Demain, je vais chez le médecin à 14h30. Youpi ! Ca me rend très heureux. Sérieusement, je n'attendais que ça depuis tellement longtemps. Connaître enfin l'évolution de mes petits CD4 et de ma charge virale va me permettre de me sentir encore mieux. Mais... Puisqu'il y a un mais... Cette joie intense m'a été arraché.e.. Ainsi que la vie de ma deuxième mère.
Ma grand-mère pour être exacte. Qui est partie de notre petite planète dans la nuit de Samedi dernier. Son enterrement est prévu demain, lui aussi, mais je ne peux pas reporter mon rendez vous médical. Et l'enterrement est à 15h ! Je vais donc le rater... en partie. Mais quel est le rapport avec mon VIH ?!? Aucun ! Et alors... j'ai pas promis devant dieu que je ne parlerai que de ça ? Je l'ai juste répété de temps en temps. Alors oui, je vais vous parler... d'elle. Peut être pour exorciser la tristesse latente qui s'est installée dans mon âme. Allé hop ! Partons à la pêche aux souvenirs, remontons le temps ensemble. Ca risque d'être douloureux, mais ça fera tellement de bien de relire tout ça dans un an que je ne vais pas me retenir ! Go ! Marie-Thérèse ! C'était son nom. Il y avait un peu de la Sainte Vierge en elle, c'est vrai. Même si elle passait son temps à nous dire qu'on la surnommait "poison violent" lorsqu'elle était jeune. C'était la guerre qui l'avait transformé. Je ne vais pas raconter une histoire, mais plutôt des habitudes des moments vécus, pleins de petites attentions qui faisaient d'elle une grand-mère exceptionnelle. Elle vivait dans une maison modeste mais assez grande pour y faire dormir ses 6 enfants. Cinq chambres, et chacune d'elle raconte ses souvenirs. C'est pourquoi, plutôt que de faire un descriptif de sa vie, je vais décrire les pièces de la maison. Commençons, peut être par là où je fus conçu :
1° ) Là où se cache la lune ! Sous les toits, il y avait deux chambres, le grenier, et une cage d'escalier dans laquelle un lit était placé. Parmi, ces pièces il y avait la chambre de mes parents. Mon père et ma père y dormaient lorsqu'ils étaient ados et qu'ils apprenaient à se connaitre. Sur les murs, ma mère avait peint des pochettes d'album du groupe Gong ! Une scène racontant l'histoire de Zéro, un héros raté, et sur le plafond, une lune énorme faisait un signe de paix. Le reste du plafond représentait un ciel étoilé. Ma grand-mère les laissait faire. Je n'ai jamais vu cette chambre sous cette forme, mais ma mère m'en parle souvent. Aujourd'hui, le plafond et les murs ont été recouvert de latte en bois. Seul en cadre fictif, fait le tour de la scène où Zéro descend de son vaisseau spatial pour se réfugier chez des sorcières qui le droguent et abuse de lui ! Cette chambre me faisait peur. J'avais dû mal à y dormir seul. J'y ai souvent pleuré aussi, il y a quatre ans, lorsque j'étais en pleine dépression et que j'étais en faculté de biologie. Au fond de cette pièce, il y avait une porte secrète derrière laquelle ma grand-mère entassait tous nos dessins, nos revus et d'autre souvenirs, et sur cette porte, une photo du Général De Gaule. Ici, ma mère me racontait que lorsqu'elle dormait avec mon père, elle lui demandait chaque soir, qui dormait dans qui. C'est à dire,... qui prenait l'autre dans ses bras pour y dormir en chien de fusil. J'y repensais quand je dormais là bas. Ma grand-mère, malgré son âge, montais les dangereux escaliers qui menait jusqu'à cette chambre pour me dire bonne nuit. Par habitude, quand nous étions petites mes cousins, mes frères et moi, elle nous faisait un petite signe de croix sur le front avec son pouce et nous embrassait très fort. Parfois, elle restait assise à côté de nous jusqu'à ce que nous nous endormions. Bienveillante. Dans cette chambre, j'ai joué à action ou vérité avec mes cousins, j'ai écouté beaucoup de musique sur un petit lecteur cd en me lamentant le soir. J'ai rempli les pages de mon journal intime, et j'ai pris un malin plaisir à glisser mes pieds dans les draps réchauffés par les bouillottes qu'elle me préparait.
Voilà pour un début... Je passerais à la prochaine pièce pour la prochaine note ! |
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Petite Annonce Fictive en vue d'un lointain future ou d'une vie parallèle...
J'ai été très surpris récemment ! Surpris par quelqu'un qui m'a révélé être amoureux de moi ! Quelqu'un qui en plus de ça, sait pour moi et pour ce qui traine dans mes petites veines. Ouais ! J'ai des étoiles dans le sang et je suis surpris que certaines personnes me regardent encore avec des étoiles dans les yeux. Je ne sais pas trop si je dois m'inquiéter, si ce mec est conscient qu'en plus d'avoir déjà un copain, je ne suis pas un très bon partie. Ouais, je suis le sponsor bénévole d'une grande marque de préservatifs parfumés à la fraise, et ça fait de moi quelqu'un de diaboliquement dangereux ! Ah ah !
Je suis avec Benoit depuis maintenant trois ans et demi. C'est long. On s'est connu, j'avais à peine 19 ans. Je connaissais pas grand chose de la vie ! Et maintenant, je ne connais toujours pas grand chose à vrai dire. *Donne l'impression qu'il a 40 ans* Mais tomber malade, ça apporte une dimension de plus à ma maturité. Je suis conscient de plus de chose, et je suis aussi conscient que m'a vie s'est peut être un peu trop emballée pour ce garçon. Je l'aime mon Benoit ! Je ne regrette pas de l'avoir rencontré et d'avoir vécu tout ce que j'ai vécu jusqu'à présent. Mais il m'arrive souvent d'imaginer un autre scénario. Après tout pourquoi pas ? Je suis encore jeune, je peux tout recommencer, ailleurs ? Repartir de zéro ?!? Non plus maintenant ! J'ai déjà passé un point de non-retour et je dois faire avec. Parfois, je me demande, si je reste avec lui parce que je l'aime ?... ou bien parce que j'ai peur de ne plus trouver quelqu'un d'autre qui puisse me donner la même sécurité ?... ou bien parce que j'ai peur que ma maladie fasse de moi un solitaire asocial et dépravé ! (uuuh uuh ! j'aime bien le côté dépravé !)
N'empêche, maintenant, grâce à ce gars qui est amoureux de moi, je sais que je ne suis pas forcément désespéré ! Y a encore quelques petites possibilités d'ouverture sur le monde réel ! Déjà que je fais partie d'une minorité non visible pas facile à vivre par tout (je parle de la gaytitude), mais supporter deux minorités non visible (je parle de la Seropositivité "Bonjour, je cherche un homme [gay de préférence], assez dévoué pour risquer sa vie chaque jour par amour. Vampire et dépressif s'abstenir !" |
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